SEPTEMBRE EN DOUCEUR AVEC MARION MAY EN CUISINE

Marion May, une créatrice multi-casquette derrière les fourneaux

Cuisinière, mais aussi photographe, designer et styliste. À 33 ans, Marion May a plus d’un tour dans son sac. La « créatrice autodidacte » exerce dans la cuisine taille Poly Pocket de Providence pendant tout le mois de septembre. Rencontre. 

  1. D’où viens-tu Marion ? 

Je suis née et j’ai grandi en Ardèche, dans la vallée de l’Eyrieux. 

  • Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir cheffe ?

J’ai commencé à cuisiner par accident, alors que je vivais à Londres. Là-bas, j’ai beaucoup appris autour de la cuisine du brunch, ainsi que grâce aux spécialités indiennes et méditerranéennes que cette ville multiculturelle offre. J’ai ensuite vécu à Madrid pendant six mois. Cela m’a permis de découvrir une méthodologie de travail différente, ainsi que de nombreux produits de la mer. Aujourd’hui, j’habite à Paris et j’essaye de parfaire ma technique en travaillant dans des endroits différents, avec des chefs qui possèdent des expériences variées. 

  • Quels sont tes plats « signature », ou, en tout cas, les aliments qui t’inspirent ? 

De manière générale, j’aime travailler les légumes et les épices. C’est la base de ma cuisine. Depuis plus récemment, cela me plaît aussi de redécouvrir des recettes traditionnelles, dont celles de mon enfance, comme les caillettes ardéchoises (petits pâtés individuels emblématiques de la Provence) ou la bombine (plat à base de pommes de terre).

  • As-tu une Madeleine de Proust culinaire ?

Oui, le poulpe frit. Je suis très sensible aux textures et j’ai toujours adoré le poulpe à cause de cela. Ma mère faisait aussi une très bonne sauce armoricaine traditionnelle, un peu comme de la rouille. 

  • Comment Providence s’est-il imposé sur ta route ?

J’en ai entendu parler via les réseaux sociaux, en suivant des chefs comme Elsa Marie et Céline Pham, qui y ont toutes les deux officié. Ensuite, une amie, Johanna, m’a encouragé à me présenter, alors j’ai foncé !

Créatrice autodidacte, Marion a exercé, toujours en parallèle, les métiers de cuisinière, photographe, designer et styliste à Londres, Madrid et Paris où elle est désormais installée. En cuisine, elle puise tout autant son inspiration dans ces villes cosmopolites que dans la ruralité de son Ardèche natale. C’est cet entre-deux qui l’a attiré à Providence Guéthary, pop-up multidisciplinaire, et qui a inspiré ses menus, entre terre et Océan, un goût de fin de vacances et de premiers légumes d’automne. Cette première résidence sera aussi l’occasion de faire se rencontrer ses différents univers, dans les plats en céramique créés par Poterie de Guéthary et peintes par Johanna Olk, dévoilant des lignes subtiles et féminines, au fur et à mesure que l’assiette se vide.

Marion May cuisine à Providence du 4 au 29 septembre, le soir du Mercredi au Dimanche, SUR RÉSERVATION ICI.