L’UNIVERS AQUATIQUE DE BENJAMIN ARTOLA

Le plasticien bayonnais expose une série de dessins au feutre à Providence. À 31 ans, Benjamin Artola joue avec notre imaginaire autour du thème des vacances.

« Mi-bayonnais, mi-hendayais ». Benjamin Artola vit à Bayonne et fait partie du collectif d’artistes Moï-MoÏ, basé au Pays basque, et dont Manon Boulart, précédemment exposée à Providence fait partie. C’est d’ailleurs grâce à elle qu’il a découvert l’endroit. Un lieu séduisant et intime pour l’artiste qui a déjà exposé ses œuvres à Lyon et à Bordeaux, entre autres.

Fruit de la première promotion de l’école d’art des Rocailles à Biarritz, le brun aime travailler avec tous les médiums. « J’apprécie particulièrement la vidéo, le dessin et la scénographie. » Il a réalisé celle du clip du titre « Ma naissance » de l’artiste Petit Fantôme.

À Providence, Benjamin Artola présente ses « Diapo vacance », une série de dessins au feutre. « Je me joue des images de notre imaginaire collectif sur les vacances : les îles, le soleil… J’essaie de dépasser leur côté artificiel pour leur donner plus de poésie. » Résultat : des petits palmiers qui se baladent dans le sable, des voiliers qui se réunissent sous le soleil. « Je tourne en rond autour d’une même idée sur plusieurs dessins. »

Pourquoi avoir choisi le feutre ? « Par rapport à la peinture, le feutre peut être utilisé partout et on en a toujours un dans sa trousse. » Celui qui surfe depuis tout petit est heureux de pouvoir venir exposer ses travaux au Pays basque. Inspiré par l’écrivain californien de la « beat generation », Richard Brautignan, et par le peintre basque Alain Sistiaga, Benjamin Artola aime puiser dans leurs travaux pour composer.

 

 

Alix Fourcade